Cécile Jubier-Galinier

"Dans le domaine de l’histoire de l’art et archéologie, le fort ancrage local permet de multiplier les partenariats avec différents acteurs du territoire."

Cécile Jubier-Galinier

Enseignante-chercheuse
Maîtresse de conférences des universités - CRESEM (UR 7397 UPVD)
 

Quel a été votre parcours avant d'intégrer l'UPVD ?

J’ai commencé mes études supérieures à l’Université de Montpellier, avec un double cursus en histoire et en histoire de l’art et archéologie, je me suis spécialisée en histoire de l’art et archéologie du monde grec en maîtrise et DEA. J’ai obtenu mon doctorat en 1996, consacré à l’étude d’un atelier de céramique figurée attique. J’ai d’abord exercé comme ATER en histoire ancienne à Pau, puis à Montpellier, où j’ai eu ensuite des contrats d’enseignements. Après un post-doctorat à l’Université libre de Bruxelles, j’ai rejoint l’UPVD en 2004 en tant que maîtresse de conférences.
 

Aujourd'hui, quelle est votre thématique de recherche et qu'enseignez-vous aux étudiants ?

Mes recherches portent sur l’organisation des ateliers de céramique à Athènes aux VIe et Ve siècles avant J.-C. et la place des artisans dans la société. J’étudie les images grecques, leurs contextes de création et de réception, ainsi que leurs rapports avec la tradition littéraire et leur exploitation dans les discours historiques.

Mon enseignement porte sur l’histoire de l’art et l’archéologie du monde grec. J’enseigne également l’épigraphie (étude des inscriptions) et l’iconographie. J’apprends aux étudiants à considérer les images comme des documents et non comme les illustrations d’un discours pseudo-savant si courant dans les médias actuels. Plus largement, j’aborde aussi la redécouverte et la place de l’art antique, de la fin du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle, dans la culture occidentale.

 

Quelles valeurs souhaitez-vous transmettre ?

La première valeur à mes yeux est l’intégrité scientifique, c’est-à-dire l’honnêteté intellectuelle. Je souhaite également susciter la curiosité et l’ouverture d’esprit.

Je veux que les étudiants acquièrent les outils nécessaires pour ne pas être crédules, qu’ils développent un esprit critique et qu’ils prennent le réflexe de vérifier leurs sources, comme nous le faisons dans l’étude des œuvres de l’Antiquité. L’usage incontrôlé de l’IA chez les étudiants démontre l’urgence de leur donner les clés de leur autonomie.

 

Quel est, selon vous, le principal atout de l'UPVD ?

Le principal atout de l’UPVD réside dans sa taille. Celle-ci permet de fluidifier les échanges et le travail entre les enseignants, le personnel administratif et les étudiants. Dans le domaine de l’histoire de l’art et archéologie, le fort ancrage local permet de multiplier les partenariats avec différents acteurs du territoire (musées, services archéologiques…)

La taille plus réduite des équipes favorise aussi l’inventivité et permet le développement de projets propres à l’établissement.

 

Quels sont vos centres d'intérêt / passions à côté de votre exercice professionnel ?

Rien de bien extravagant. Je me détends en jardinant et j’apprécie les bons romans policiers ou de science-fiction. En voyage, je suis toujours à la recherche des potiers locaux. Le goût pour la céramique va bien au-delà de mon travail et ce depuis toujours. J’ai autrefois appris à tourner et espère plus tard revenir à cette activité.



 

Une université, des métiers

Travailler à l'université, c'est agir pour l'avenir des jeunes, pour faire avancer la recherche, pour lutter contre les inégalités... C'est une véritable mission de service public ! À travers une série de portraits, nous vous proposons d'aller à la rencontre des femmes et des hommes qui travaillent à l'UPVD. Ils sont agents administratifs, maîtres de conférences, professeurs, techniciens ou encore chercheurs. Autant de métiers qui font rayonner l'Université Perpignan Via Domitia.


Mise à jour le 11 septembre 2026
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