Dans le cadre du cycle des Cafés de l’IA, l’Université Perpignan Via Domitia a accueilli, ce jeudi 15 janvier, Nicolas Asher, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et directeur scientifique de l’Artificial and natural intelligence toulouse institute (ANITI).
Lors de son intervention, Nicolas Asher est revenu sur la nature et le fonctionnement des grands modèles de langage, des modèles d’intelligence artificielle reposant sur des réseaux de neurones profonds et comportant généralement des milliards de paramètres, entraînés sur d’immenses corpus de textes grâce à des techniques d’apprentissage auto-supervisé. L’objectif : permettre aux participants de mieux comprendre ce qui se cache derrière des outils désormais largement diffusés auprès du grand public, tels que les assistants conversationnels.
Au-delà des aspects techniques, le chercheur a mis en lumière les capacités réelles de ces modèles, tout en soulignant leurs limites structurelles. Il a notamment évoqué leurs difficultés persistantes en matière de raisonnement logique et mathématique, ainsi que leur manque de fiabilité lorsqu’il s’agit de suivre des instructions complexes. Ces constats ont été mis en perspective avec des enjeux plus larges, relevant de la linguistique et de la philosophie.