Margaux Trougnou
Agent territorial du patrimoine pour la Ville d’Elne (66)
Diplôme UPVD : master Gestion, conservatoire et valorisation du patrimoine territorial - 2017
En quoi consiste votre métier ?
Margaux Trougnou : Je travaille pour la Mairie d’Elne, sur trois sites patrimoniaux : la Maternité Suisse, le Cloître et le Musée Terrus. Mon quotidien est rythmé, entre autres, par l’accueil des visiteurs, la réalisation de visites guidées – souvent en langues étrangères – et l’animation d’ateliers pédagogiques. Je m’adresse à un public très varié : groupes scolaires, touristes étrangers, visiteurs individuels… C’est un véritable plaisir d’échanger avec les germanophones ou les catalanophones. Je participe aussi à la communication et à l’inventaire numérique des collections du musée Terrus, qui compte plus de 1 200 pièces. Cela me permet de mieux connaître les oeuvres et de proposer des expositions pertinentes, comme celle sur le centenaire du décès de Gustave Fayet.
Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?
La curiosité est essentielle : je me tiens informée de ce qui se fait ailleurs. Il faut aussi beaucoup de patience, surtout avec les scolaires ou les visiteurs âgés, parfois peu attentifs. Le discours et la pédagogie sont primordiaux pour transmettre efficacement et « embarquer » le public. Mon métier va au-delà de la simple visite : je cherche à éveiller la curiosité, à ouvrir sur d’autres sujets culturels, comme la littérature artistique ou l’affaire des faux Terrus.
Je cherche à éveiller la curiosité.
Pourquoi avoir choisi cette voie ? Quel a été votre parcours ?
C’est une visite du château de Chambord qui m’a donné envie de m’orienter vers le patrimoine. J’ai fait ma licence puis mon master à l’UPVD. En deuxième année de master, je suis partie aux îles Baléares dans le cadre d’un échange universitaire. Là-bas, j’ai réalisé mon stage à la Fondation Pilar et Joan-Miró, où j’ai animé des visites, participé à des ateliers ou encore traduit des documents pour le service communication. À mon retour, j’ai fait un service civique au Mémorial du camp de Rivesaltes, avant d’être recrutée à Elne en mai 2018. J’ai été titularisée en janvier 2020. En parallèle, j’ai obtenu une licence en langue et littérature catalanes, et plus récemment, un diplôme universitaire en Langue des signes française (LSF), car je souhaite rendre la culture accessible aux publics en situation de handicap.Pourquoi avoir choisi l’UPVD ?
Je voulais partir à Montpellier, mais mes parents m’ont dit : « On a une université à Perpignan, alors tu restes ! » Finalement, je ne regrette pas. L’UPVD m’a offert une formation pluridisciplinaire de qualité, avec des échanges enrichissants. Le master m’a permis de développer mes compétences en recherche, en langues et de découvrir différentes périodes artistiques. Mon année à l’étranger m’a apporté une vraie ouverture d’esprit, tant sur le plan personnel que professionnel.
Quels conseils donneriez-vous aux futurs diplômés ?
Apprenez des langues, peu importe votre domaine ! Partez en Erasmus, c’est une expérience unique. Même sans être boursier, des aides existent. Pour ceux qui visent la Fonction publique, passez les concours dès la sortie de vos études, c’est une continuité naturelle. Et surtout, soyez curieux : ne vous limitez pas aux sorties organisées par votre formation, explorez par vous-mêmes !
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