Transition écologique : Comment arriver à bien vivre dans les limites planétaires ?
Selon le consensus conjoint de la communauté scientifique et des Nations Unies, tel que traduit par le GIEC, « des transitions rapides et profondes dans tous les secteurs et tous les systèmes sont nécessaires pour parvenir à des réductions profondes et durables des émissions [de gaz à effet de serre] et garantir un avenir viable et durable pour toutes et tous. » Ce consensus est basé sur l’incompatibilité entre le système socioéconomique mondial (qui dépend des énergies fossiles et de la surexploitation des écosystèmes et d’humain·es) et l’arrêt du réchauffement climatique. Le climat n’est pas le seul problème car les ravages écologiques de ce système ont conduit au dépassement de sept des neuf « frontières planétaires », qui sont une façon de résumer les conditions biogéophysiques de la surface terrestre dans lesquelles les civilisations humaines se sont développées. Ce dépassement des limites ne signifie pourtant pas qu’il soit « trop tard » : aujourd’hui, il est tout-à-fait possible que neuf milliards de personnes bénéficient de conditions matérielles et sociales pour vivre bien, dignement sur Terre.
Nous verrons à quelles conditions, et l’ampleur des changements à effectuer pour que cela puisse advenir. La principale difficulté est d’affronter les personnes et les forces puissantes qui refusent ces changements, préférant sacrifier la majorité de la population mondiale et les écosystèmes. Comment affronter émotionnellement une analyse aussi sévère ? Comment lutter, résister, contre qui et avec qui ? Nous proposerons des pistes d’analyse et de réflexion pour aider à s’orienter en ces temps troublés qui requièrent plus que jamais lucidité et courage.
Intervenant : Jean-Michel Hupé, chercheur CNRS en écologie politique, Laboratoire FRAMESPA, Université de Toulouse Jean Jaurès
Informations pratiques
Date : vendredi 18 février 2026Horaire : de 12h à 14h
Lieu : Amphi 3, campus du Moulin-à-Vent
Inscription
Cette conférence s’inscrit dans le programme TEDS (Transition écologique pour un développement soutenable) : les étudiants de 1er cycle (licences et BUT) qui se seront inscrits pourront valider des heures à la fin de l’événement.