[CRESEM] Journée thématique écocritique écopoétique

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le 10 mars 2018

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Espoirs et pouvoirs de femmes : approches écoféministes de la résilience à travers la photographie et la littérature


  • Maison de la Catalanité à Perpignan, de 11h00 à 16h30
Programme détaillé de la journée avec photos

Programme de la semaine des droits des femmes du 5 au 11 mars 2018, organisée par le Conseil Départemental 66

Programme et présentation

  • 11h00 Vernissage de l’exposition photographique Résurgence, d’Athane Adrahane, artiste et chercheuse en écophilosophie et écopoétique.
Cette exposition est composée de deux séries de photographies :

Le peuple de tes fissures (œuvre réalisée avec le photographe Guillaume Sens)

Il s’agit d’un voyage intime au cœur des multiples paysages et métamorphoses du corps, d’une mise à nu de ses danses de braises et de glaises, où s’explorent des devenirs femmes, anges, animaux… Avec profondeur et douceur, ces photographies peignent d’autres manières de raconter les terres affectives qui nous peuplent, ainsi que d’autres façons de faire musique avec celles de l’autre. On y verra la femme se chanter corps de terre, l’homme, bienveillante et irrigante lumière. Cette série a fait l’objet d’une publication dans l’ouvrage La conscience magique (Substance) d’Athane Adrahane.

Résurgence – Nom féminin : réapparition à l’air libre, sous forme de grosse source, de l’eau absorbée par des cavités souterraines

Il est des enfances violentées aux voix dormantes qui un jour trouvent la force de libérer les fragilités, de les transmuter. On voit alors ces larmes chaudes longtemps contenues se mettre à respirer le soleil et à le souffler jusqu’au cœur de la mer. Elle se donne ici la permission de se raconter corps de femme, de réclamer ce droit des pieds à toucher terre, ce droit des mains à caresser sable, ce droit du ventre à abriter vie, ce droit de la bouche à dire : moi, femme, poésie de la vie…

Le vernissage sera accompagné d’une lecture de poèmes de l’autrice.

  • Exposition présentée à la Maison de la Catalanité du 2 mars au 6 avril
Lien vers le site de l’artiste : www.athaneadrahane.be

Cette exposition accordera une petite place à des " propositions écocripoétiques " sur le thème Espoirs et pouvoirs de femmes, par le biais de quelques photographies réalisées par Margot Lauwers et Bénédicte Meillon dans le cadre de travaux entre recherche et création.

  • 13h30 Conférence L’agonie de Gaïa : lecture écoféministe du roman Strange as this Weather Has Been d’Ann Pancake, écrivaine et essayiste américaine par Bénédicte Meillon, enseignante-chercheuse au CRESEM de l’Université de Perpignan Via Domitia.
Se rapprochant de la fiction-reportage, le roman d’Ann Pancake trace des vies enchevêtrées dans la montagne où elles sont nées et les conséquences sur elles de l’extraction du charbon par décapitation des sommets de chaînes entières. Donnant voix à une poésie vernaculaire qui réhabilite la beauté et les significations profondes du parler rural, le roman singulier d’Ann Pancake donne la parole à des personnages filles et femmes, montagne, faune et flore, qui tous souffrent du même pillage, des mêmes arrachements, de la mise à l’épreuve de leurs ressources. Mais, à travers le destin de personnages femmes qui révèlent une résilience à la hauteur des montagnes qu’elles ne peuvent se résoudre à laisser détruire et dont elles ne peuvent se laisser déraciner, c’est finalement une vision optimiste des liens qui nous relient à la terre que nous offre Pancake.

  • 15h00 Conférence Empow-HER : quand les femmes reprennent le pouvoir par le biais de la nature dans l’œuvre de Joseph Boyden par Samia Haroune, étudiante en Master 2 Recherche à l’UPVD.
Le mouvement écoféministe puise ses ressources dans l’analogie faite entre les femmes et la nature, trop souvent perçues par les hommes telles des êtres inférieurs. Dans ses romans qui mettent en scène les Premières Nations (soit les tribus amérindiennes du Canada), Joseph Boyden offre une toute autre vision de l’alliance entre les femmes et la nature. À l’aune d’une autre ontologie, il renverse ainsi la vision patriarcale pour révéler des femmes et une nature qui deviennent de puissants agents de guérison. L’étude portera d’abord sur l’utilisation et les abus de pouvoir exercés sur la nature et les femmes dans le roman. Sera ensuite abordée la guérison des femmes par le biais de la nature. Enfin, il s’agira de mettre en lumière comment les femmes et la nature reprennent le pouvoir dans cette fiction amérindienne, et ce que cela peut nous inspirer d’un point de vue occidental contemporain.
Thématique(s)
CRESEM, TEXTES
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Mise à jour le 15 mars 2018