Sylvain OLIVIER

Agrégé d’histoire, professeur au lycée Jean-Mermoz (Montpellier)

Chargé de cours à l’UPVD

Chercheur associé au CRHiSM

 Membre de l’Association d’Histoire des Sociétés Rurales depuis 1997

Participation au PCR « Espace rural et occupation du sol de la région nîmoise de la Préhistoire récente à l’époque moderne » (coord. Jean-Yves Breuil).

Participation au Programme de recherche Terrae (UMR Framespa-Traces) sur les compoix méridionaux (coord. Jean-Loup Abbé et Florent Hautefeuille)

Bienvenue sur http://www.univ-perp.fr/crhism/olivier

 

Axes de recherches

Mes recherches portent sur les campagnes languedociennes au cours d’une large époque moderne.

Je prépare une thèse de doctorat d'histoire à l’Université de Caen Basse-Normandie (CRHQ, UMR C 6583), sous la direction du professeur Jean-Marc Moriceau, dont le sujet est : Paysages, environnement et structures agraires en Languedoc méditerranéen du xve au xixe siècle.

Orientations de recherches dans le cadre de cette thèse : Au cours du dernier demi-siècle, les travaux issus des compoix du Languedoc méditerranéen ont permis aux historiens de dresser les grandes lignes de la conjoncture économique et de la mise en culture. Mais les paysages ruraux de l’époque moderne ont jusqu’alors été laissés à l’arrière-plan d’études privilégiant la société paysanne. À côté d’études parcellaires, notre approche microhistorique, dans le contexte languedocien, privilégiera le changement d’échelle. Ce travail commencera par l’héritage du XVe siècle et englobera jusqu’au XIXe siècle, pour ses cadastres, ses cartes d’état-major et l’importante de sa documentation écrite, en particulier dans le Languedoc des contreforts du Massif central, de l’ouest du Gard à l’est de l’Aude. Nous souhaitons mettre en évidence les caractéristiques des paysages et des structures agraires languedociens en insistant sur les multiples acteurs, naturels et sociaux qui les ont façonnés, ce qui permettra, indirectement, de renouveler nos connaissances sur la société rurale.

La connaissance des formes paysagères des parcelles cultivées ou laissées en friche sera restituée en croisant avec les compoix un maximum de sources (baux à ferme, délibérations des communautés d’habitants, justices de proximité, archives de l’administration, archives familiales, cartes anciennes, photographies, enquête orale, etc.), car les travaux existants font la part belle aux seuls registres fiscaux pourtant inadaptés à la description des façons culturales ou de l’entretien des bois et des garrigues. Pour percevoir les dynamiques de l’environnement, l’interdisciplinarité s’impose, notamment en combinant l’histoire avec la géographie, l’ethnologie et l’archéologie. Le pôle rural de l’université de Caen est un lieu favorable à l’épanouissement de cette approche. Les SIG (systèmes d’information géographique) constituent en particulier un outil indispensable à la restitution des paysages et à la spatialisation des nombreuses données. Ainsi, nous nous attacherons à cartographier à très grande échelle plusieurs communes.

 

 

Dernière modification : jeudi 12 mars 2009