

Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche
Docteur en Histoire
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Mes recherches se rapportent pour l’essentiel à deux points : a) la question du fascisme et de ses thématiques connexes (ethno-nationalisme, rapports nationalismes / européisme, altérophobie, méthodes subversives, etc.) ; b) les structures d’internement des populations civiles depuis la Retirada.
Au niveau spatial, se retrouve le souci d’un double questionnement : un axe Sud-Nord trans-méditerranéen et un axe Est-Ouest intra-européen. Se retrouve, sur le plan intellectuel, le même questionnement quant à la figure autoritaire et la velléité d’un contrôle biopolitique de l’ordre social.
En effet, l’histoire des radicalismes nationalistes et celle des camps sont inséparables de celle du contrôle des flux migratoires et des mutations de l’Etat. En dernier lieu saille le rôle actif de la société civile dans la gestion des conflits entre groupes sociaux (relations interculturelles, interreligieuses, etc.). L'histoire de la périphérie dessine ainsi celle du centre.
Enfin, le résultat de ces recherches est systématiquement développé dans une double production : l’une, bien sûr, destinée au public universitaire (revues, presses universitaires, etc.), l’autre à destination d’un public plus large de citoyens (internet, Université populaire, muséographie, etc.).
Chargé de recherches auprès du Musée-Mémorial du Camp de Rivesaltes (Président du Conseil Scientifique : Denis Peschanski ; Président d'Honneur : Robert Badinter), janvier 2006-février 2008
Qualifié à la section 22, Conseil National des Universités, février 2006. Rapporteurs : Didier Musiedlak (Professeur ; Université de Paris X Nanterre) et Jean-François Sirinelli (Professeur ; Institut d’Etudes Politiques de Paris)
Thèse de doctorat en Histoire contemporaine soutenue le 11 mars 2005, reçue avec la mention très honorable et les félicitations du jury : Les Nationalismes-révolutionnaires en Mouvements : Idéologies, propagandes et influences (France 1962-2002), 2005, 822p. Jury : Michel Cadé (Président ; Professeur, Université de Perpignan-Via Domitia), Olivier Dard (Professeur, Université de Metz), Jean-Marcel Goger (Directeur ; Professeur, Université de Perpignan-Via Domitia), Roger Griffin (Rapporteur ; Professeur, Oxford Brookes University) et Pascal Ory (Rapporteur ; Professeur, Université Paris I Panthéon-Sorbonne).
A travers la construction de l’objet historique du nationalisme-révolutionnaire, il s’est agi de participer au débat historiographique sur 1) la question de la nature et de la forme du fascisme, 2) la méthode applicable à ce phénomène (en « actions » ou par l’idéologie). Je défends l’idée que le fascisme français, en particulier, est produit par un rhizome culturel conforme à sa structuration en rhizome organisationnel et que cette forme a permis l’enfouissement du fascisme dans une marge idéelle après l’écroulement de l’Axe.
Au niveau des sources la démonstration repose amplement sur les archives internes des organisations néo-fascistes et sur une tentative de création d’une voie médiane entre les méthodes par « actions » et par « idées » à travers l’étude de la motivation de la production des objets de propagande. Il s’agit là d’un usage non forcément habituel des sources documentaires en histoire politique. Toutefois il permet d’interroger l’espace-temps du fascisme, puisqu’il apparaît par là-même clairement que l’on est face à un phénomène international et transpériodes du vingtième siècle. Ici les notions de représentations du politique, d’ordre social et d’espace sont indissociables.
Allocataire-Moniteur de recherches (2000 - 2003) ; Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (2003 - 2004) ; Chargé de cours (2006 - 2008) ; Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (2009-2010).