

Chargé de cours à l’université de Perpignan – Via Domitia
Docteur en histoire des civilisations de l’Antiquité (1991)
Membre associé de l’EA 2984 (CRHiSM) et de l’UMR 5140 (Archéologie des Sociétés Méditerranéennes)
Responsable de fouilles archéologiques. Président de l’ARESMAR.
Boursier de l'Ecole Française de Rome (EFR), août 1987, juillet 1988, août 1989 ;
Boursier de la Direction du Patrimoine, Languedoc-Roussillon, janvier à juin 1990.
Professeur des écoles
http://www.univ-perp.fr/crhism/castellvi
Médiéviste de formation, j’ai axé mes travaux dans le monde de l’Antiquité depuis plus de vingt-ans, depuis le jour où Fortuna a décidé de mes recherches avec la mise au jour des vestiges du trophée de Pompée dans les Pyrénées (15 août 1984).
A partir de là, mes premiers travaux ont porté sur l’identification de ce monument républicain (71 av. J.-C.) situé au col de Panissars, entre France et Espagne (fouilles programmées de 1984 à 1993), sujet de mon doctorat en 1991. La participation d’une équipe de collègues des universités de Gérone et Barcelone à la fouille du secteur espagnol du site (1990-1993) a permis de terminer ensemble la fouille et l’étude du monument, auxquelles ont participé aussi des géologues, architectes ou spécialistes de la pierre de l’UMR 5140 de Lattes, de l’IRAA-CNRS d’Aix, des universités de Perpignan, Gérone, Barcelone, Tarragone… (voir G.Castellvi, J.M. Nolla, I. Rodà, dir., Le trophée pyrénéen de Pompée…, à par.).
Une prospection-inventaire nous a permis également d’identifier le réseau viaire de la via Domitia dans la traversée des Pyrénées entre Le Boulou et Le Perthus et le col de Panissars (voir G. Castellvi et al., Voies romaines…, DAF 61, 1997).
- Le premier volet de mes recherches dans l’Antiquité porte donc sur les questions de frontières, de peuplement, de communications et de commerce dans les Pyrénées-Orientales durant l'Antiquité.
Sur le plan de l’histoire et de l’histoire de l’art, s’ajoute une recherche spécifique sur les trophées romains dans la suite des travaux remarquables et toujours d’actualité de Gilbert-Charles Picard (Les trophées romains, 1957). Cette quête porte notamment sur un inventaire iconographique des représentations (numismatique, sculptures…), ce qui donne un bon prétexte aux voyages familiaux en France, en Italie et dans le monde romain de la Méditerranée.
-Le second volet : recherche iconographique et historique sur les trophées romains (voir « Le captif au trophée… », RAN, 2003 ; « Les trophées romains… », 2004).
Enfin, la découverte des matériaux et des techniques de construction dans l’Antiquité et le Moyen Age m’a permis d’être associé puis de diriger les fouilles sous-marines du site Redoute Béar – Port-Vendres 9, constitué notamment par un lest-chargement de débris d’architecture du Haut Empire, en provenance de Narbonne ou Arles (fouilles programmées avec l’ARESMAR, 1998-2003). Dans le même esprit, je suis associé avec les archéologues-plongeurs de l’ARESMAR à l’étude du môle Poidebard de Tyr (Liban) (sondages C. Descamps, J. Sicre et al., 2004) ; un article collectif (môle et mobiliers archéologiques) est prévu pour le Bulletin d’Archéologie et d’Architecture Libanaises (BAAL). Enfin, je contribue, pour ce domaine d’études (matériaux et techniques de construction) auprès de J. Kotarba et d’autres à la réalisation de la Carte Archéologique des Pyrénées-Orientales (CAG 66).
- Le troisième volet porte donc sur l’étude des matériaux et techniques de construction dans l’Antiquité et le Moyen Age (intitulé des interventions en master 1 en HAA, université de Perpignan). Publications en cours : Port-Vendres 9, Tyr.
A ces travaux s’ajoute une découverte jour après jour des études amphoriques, à partir des séries de Port-Vendres (fouilles Port-Vendres 9, 11, 4 / IIe s. av. J.-C. – Ve s. ap. J.-C.) et de Tyr (amphores des IVe-Ier s. av. J.-C.).
- Le quatrième volet : études en cours sur les amphores.