

(En vous promenant sur le site, vous rencontrerez des photos de maisons d'écrivains. Cliquez sur le lien qui les accompagne et ouvrez le fichier joint pour découvrir à qui elles ont appartenu.)
Les études de lettres vous apporteront une culture solide en littérature, mais aussi en histoire des idées, des courants de pensée et des mouvements artistiques, de l’antiquité à nos jours.
Elles vous permettront de vous situer et de situer la culture actuelle dans une évolution que vous comprendrez et que vous saurez utiliser.
Les études de lettres (stylistique, rhétorique) vous permettront d’acquérir la maîtrise du discours oral et écrit et de faire preuve de conviction et de persuasion lorsque vous aurez à défendre un projet ou à convaincre un interlocuteur, quelle que soit la profession que vous exercerez.
Les études de lettres s’appuient sur l’apprentissage des langues vivantes (anglais, espagnol, allemand, catalan) et des littératures étrangères.
Les études de lettres vous permettent d’envisager tous les métiers qui demandent une culture personnelle et reposent sur le contact et la communication avec autrui (commerce, architecture, finance... Lisez Le dossier du Monde de l'Education n° 373, octobre 2008, p. 48-53).
outre l'enseignement (professeur des écoles, professeur de français (et de langues anciennes) dans le secondaire, documentation), de nombreux concours administratifs (et pas seulement ceux des bibliothèques) sont accessibles aux possesseurs d'une licence de lettres.
les qualités des littéraires (culture, expression écrite et orale...) leur ouvrent la porte de nombreux secteurs : publicité, journalisme, édition, commerce, communication... Mais un diplôme de licence ne donne pas directement accès à une profession : la vocation de l'Université est d'abord de faire de ses étudiants des "têtes bien faites" et "bien pleines" pour permettre à chacun d'entre eux de trouver sa propre voie.
D'où l'importance pour chacun d'avoir un projet professionnel qui le guide dans ses choix universitaires : ainsi le choix d'une langue vivante plutôt que d'une autre ou celui d'une option particulière (théâtre, informatique, sémiotique...) permettront ensuite de séduire efficacement un employeur ou d'envisager une formation professionnalisante (DUT, Licence professionnelle, Master 2 etc...)
C’est une université « à taille humaine », avec un effectif d’étudiants limité, ce qui permet un meilleur encadrement et un meilleur suivi des étudiants par les enseignants.
L’équipe enseignante est jeune et composée d’agrégés et de docteurs, appartenant à des équipes de recherches dynamiques qui organisent régulièrement des conférences et des colloques auxquels vous pourrez assister, si vous le souhaitez. Vous pourrez ainsi prendre contact très tôt avec le monde de la recherche.
Si vous souhaitez découvrir les civilisations, les langues et l’histoire des idées antiques et leurs relations avec notre monde actuel, vous pourrez à Perpignan débuter l’apprentissage du latin et du grec.
Le département de Lettres y entretient des liens étroits avec les autres départements de formation (langues, histoire, histoire de l'art...) de façon à vous offrir un choix important et varié d'options qui vous permettront d'acquérir précisément la formation que vous recherchez.
La troisième année de licence de lettres vous est proposée sous forme de parcours pour vous aider plus efficacement à mener votre stratégie d'études et à trouver rapidement un métier qui vous convienne :
- Parcours généraliste, si vous voulez acquérir une solide culture générale (métiers de l’édition, publicité, communication, journalisme…) ou passer les concours de l’enseignement (professeur des écoles, CAPES, agrégation) ;
- Parcours « langues et cultures romanes », si vous êtes passionné par la culture catalane et la civilisation médiévale et si vous souhaitez travailler en Catalogne (nord ou sud) dans les métiers de la culture ;
- Parcours « cultures antiques et tourisme », si vous rêvez d’être guide dans les musées ou sur les sites d’Italie et de Grèce ou de travailler dans une agence de voyages culturels ;
- Parcours Français Langue Etrangère (FLE), si vous avez envie d’enseigner le français à l’étranger (ou en France à des non francophones).
Le département de lettres de Perpignan a signé des conventions avec plusieurs universités étrangères et vous permettra d’étudier (pendant un semestre ou une année) à l’étranger : Ecosse, Portugal, Espagne, Italie, Allemagne, Grèce, Chypre, Québec, Floride. Vous pourrez ainsi prendre des contacts personnels ou professionnels en Europe ou en Amérique du nord. L’université de Perpignan est aussi le siège d’Erasmus Mundus, qui vous permettra, à l’issue de votre licence, de faire de la recherche dans des universités du monde entier.
Lu dans Le Monde (17 / 10 / 2009)
Les chiffres, les littéraires aiment surtout les faire mentir. Alors que la filière lettres était traditionnellement assimilée à une usine à chômeurs, la voilà presque en modèle d'insertion.
Trois ans après la fin d'une licence de lettres, 5 % des jeunes sont au chômage, alors que ce pourcentage monte à 7 % pour la moyenne des licenciés, selon une note emploi- formation du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq), à paraître le 19 octobre et intitulée De l'enseignement supérieur à l'emploi : voies rapides et chemins de traverse. Cette donnée remet en perspective l'annonce présidentielle de rénovation de la filière littéraire du lycée, qui ne forme plus en 2009 qu'un bachelier général sur cinq.
La palette d'insertion de ces forts en thème est large. Au niveau licence, les concours de la fonction publique sont le principal débouché. "62 % des licenciés en lettres réussissent un concours d'enseignement. Ils ont même le meilleur taux de réussite de tous les licenciés", rappelle Julien Calmand, un des auteurs de l'enquête. Les universités ont aussi développé ces dernières années un nombre important de licences pro, rendant les jeunes immédiatement opérationnels.
Pour les étudiants qui continuent au niveau master, "il faut faire la différence entre ceux qui optent pour un master pro (formation elle aussi pensée en terme de débouchés), qui auront 6 % de risques de se retrouver au chômage, et ceux qui préfèrent la voie de la recherche. 13 % des titulaires d'un master de recherche seront encore au chômage trois ans après la fin de leurs études en lettres ou sciences humaines, alors que le taux moyen est de 10 % à l'issue de ce type de formation, toutes disciplines confondues", rappelle M. Calmand. Des données assez optimistes, mais à moduler. Elles portent sur un nombre réduit d'étudiants, puisque seuls 6,5 % d'entre eux sont aujourd'hui inscrits en lettres.
Quelques bémols
De leur côté, les entreprises commencent à mesurer que les littéraires "se singularisent des étudiants des grandes écoles, et présentent une polyvalence intéressante", rappelle Jacques Migozzi, président de la Conférence des doyens et directeurs d'UFR lettres et sciences humaines. Certaines grandes entreprises ont mis en place des filières d'embauche d'étudiants issus de l'université, qu'elles recrutent à des postes d'ordinaire réservés aux diplômés des écoles supérieures de commerce ou de management. Mais elles restent marginales.
Aussi, plusieurs opérations font la jonction entre ces deux mondes. Phénix réunit huit universités parisiennes et neuf entreprises, dont Coca-Cola, PriceWaterHouseCoopers, L'Oréal, Danone. Chacune sélectionne elle-même ses candidats, mais Phénix (soutenu par le Medef) leur offre une formation générale de base de 350 heures afin de les rendre opérationnels. Les taux d'échec sont équivalents aux modes classiques de recrutement.
Matthieu Bouchepillon a bénéficié de ce recrutement. Titulaire d'un master en philosophie, il a commencé des recherches sur Kant et la théorie de la connaissance, avant de se laisser séduire par PriceWaterhouseCoopers, chez qui il est aujourd'hui auditeur. "Ma trajectoire est atypique, mais j'ai été très bien accueilli ici. Les qualités rédactionnelles que mon cursus m'a permis d'acquérir m'ont donné un vrai plus."
Une autre opération, baptisée Elsa, est portée par le CNAM et Sciences Po Paris. Elle promeut elle aussi des diplômés en lettres ou sciences humaines. "A la fin de l'année, une trentaine d'entreprises auront pris des jeunes en contrat de professionnalisation", rapporte Audrène Eloit, chargée de mission sur ce projet. Air France, Veolia, Renault sont dans la liste. "Elsa est né du double constat que les entreprises ne savent pas toujours comment recruter des profils atypiques, et que les CV d'étudiants d'universités restent trop souvent au-dessous de la pile, car les jeunes ne sont pas immédiatement opérationnels."
Quelques bémols s'imposent pourtant dans ce paysage en mutation. Si le master permet en général d'accéder au statut de cadre, les littéraires sont les plus mal lotis en la matière. Selon le Céreq, en droit-économie et gestion, 64 % ont décroché ce statut trois ans après leur sortie d'études, contre 57 % en sciences dures et 44 % en sciences humaines.
Maryline Baumard et Christian Bonrepaux